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Aug 11, 2013

Experimenter des milieux inhabituels en travaillant en Australie - la cattle station et la forêt tropicale


Ce n'est qu'en sortant d'Heron Island au mois de mai que j'ai décidé de travailler pour obtenir mon 2eme visa de travail, non pas pour rester une deuxième année en Australie mais au cas où je décide de revenir dans le futur, avant mes 30 ans

Category: Australie
Posted by: admin

Ce n'est qu'en sortant d'Heron Island au mois de mai que j'ai décidé de travailler pour obtenir mon 2eme visa de travail, non pas pour rester une deuxième année en Australie mais au cas où je décide de revenir dans le futur, avant mes 30 ans. Après tout, on ne sait jamais...! J'ai donc contacté par téléphone et par email des fermes inscrites dans le Australian Wwoof Book et ce n'est qu'après quelques jours que je trouve finalement un wwoofing dans les whitsundays.

 

 

De mon séjour passé dans la région des Whitsunday ce n'est pas seulement de la croisière sur la Grande Corail dont je garde un bon souvenir; c'est aussi de la dizaine de jours passés dans une cattle station à la campagne près de Bloomsbury. Les cattles stations sont des fermes bovines immenses et très répandues en Australie. La plus grande ferme bovine du monde se trouve d'ailleurs au sud de l'Australie et s'étend sur plus de 6 000 000 hectares soit environ la taille de l'Israel! Dans les plus grandes propriétés, les fermiers utilisent même des hélicoptères qui leur permettent de localiser et rassembler leur bétail.

 

 

Rien d'aussi spectaculaire dans la ferme où j'ai fait du wwoofing puisque la propriété ne faisait pas plus de 300 hectares abritant 500 vaches et 5 chevaux. Beth et Ray, les propriétaires qui m'ont nourri et logé ont été extrêmement accueillants. Leur maison est située au bout d'un chemin de terre, au milieu de nul part entourée de forêts et de montagnes.

 

 

Je me suis donc retrouvé à les aider essentiellement avec le bétail. Chaque matin j'accompagnais Ray pour nourrir les vaches avec du molasses, une sorte de sirop épais à base de sucre de canne. Le travail n'était vraiment pas difficile dans l'ensemble, je n'étais là que pour donner un coup de main à ce couple âgé d'une soixantaine d'années vraiment très agréable. J'ai beaucoup appris sur le bétail et d'une manière générale sur la vie à la ferme me retrouvant parfois dans des situations plutôt insolites. Qui l'eut crû qu'un jour je me retrouverai à conduire un tracteur à huit heures du matin ou à couper au ciseau des bouts de queues de vaches?!

 

 

Un après midi j'ai assisté à un “spectacle” sanguinolent qui m'a presque rendu végétarien: l'arrachage de cornes ! Un bain de sang à la Carrie, pas vraiment jolie à regarder mais Ray m'a expliqué que c'était le seul moyen pour lui d'éviter que les vaches ne se blessent entre elles. En plus du travail avec le bétail j'ai également fait beaucoup de clôturage. Nous avons en effet monté un kilomètre de clôture en trois jours! Chaque clôture de leur propriété porte d'ailleurs le nom du wwoofer qui les a aidé! Cette première expérience de wwoofing en Australie a été extrêmement agréable car je n'avais pas l'impression de travailler pour eux mais AVEC eux. De plus, on s'est très bien entendu et ils se sont vraiment bien occupés moi, c'était un peu comme retourner chez mes grands parents. Par exemple je faisais mon lit rapidement chaque matin mais Beth ne pouvait s'empêcher de le refaire derrière moi et bien sûr j'avais droit à mes chocolats tous les soirs après dîner! Le dernier soir avant de me déposer à mon arrêt de bus ils m'ont invité au pub pour notre dernier repas ensemble. Ils m'ont aussi offert une paire de chaussures pour remplacer ma paire usée qui n'aurait pas survécu à mes 88 jours de travail à la ferme!! Une belle façon de clore ce petit séjour passé à la ferme avec eux.

Ce qui m'a conduit à mon second Wwoofing, 590 kilomètres au Nord de Proserpine, près de Gordonsvale. Une expérience bien différente de la précédente qui m'a emmené dans une propriété située en plein milieu de la rainforest.

 

 

Le Nord du Queensland est en effet extrêmement tropical et lorsque je sors de la voiture j'ai la désagréable impression de me trouver sous une serre entourée par une végétation très dense digne de la forêt amazonienne! Cette fois je travaille pour Russel et Sandra; un couple assez curieux puisqu'elle est une allemande de 26 ans (terminant son deuxième working holiday visa) et lui un Queenslander typique de 20 ans son aîné, tous deux vivant dans cette grande maison dans la forêt tropicale juste au bord d'une rivière. J'ai tout de suite compris que leur état d'esprit était bien différent que celui du couple avec qui je venais de rester. En effet je suis arrivé chez eux un dimanche matin à 9 heures – après un voyage nocturne en bus de 10 heures! - A 10 heures j'avais déjà une pelle à la main, creusant une tranché devant le jardin! Sympathique, n'est ce pas?! Alors oui, le concept du wwoofing est superbe mais comme n'importe quel travail, il y a toujours un risque de se retrouver à travailler pour des personnes qui en profitent mais heureusement n'oubliez jamais que rien ne vous oblige à rester, il n'y a pas vraiment d'engagement, vous pouvez donc facilement aller voir ailleurs si ça ne se passe pas bien. Heureusement j'ai rapidement été rejoins par une autre wwoofeuse italienne qui est venu travailler pour une semaine chez ce couple. Les tâches autour de la propriété étaient très variées: taillage de haie, jardinage, entretien des bananiers, plantation... Certains travaux étaient assez physiques mais on pouvait travailler à notre rythme car le couple partait travailler chaque jour, nous laissant la maison... et une liste de choses à faire. Un après midi nous sommes surpris par un serpent bleu qui est allé se réfugier dans le barbecue! Il nous a fallu plus d'une heure pour le trouver et le chasser, un grand moment de wwoofing!

 

 

Même si cette fois l'échange avec les hôtes n'étaient pas vraiment intéressant, ils cuisinaient vraiment bien pour nous les soirs. Un jour, Russel nous a ramené trois gros crabes de la rivière qu'il a tué et cuisiné devant nous. Un vrai délice préparé avec une sauce au curry et au lait de coco. L'hiver c'est aussi la saison des citrons qui recouvrent les arbres par centaines. Tous les jours nous essayions de les utiliser en faisant des gâteaux ou de la limonade. Un dimanche après midi Russel nous a prêté son canoë et avec Roberta, la wwoofeuse italienne, nous avons descendu la rivière pendant trois heures entouré par la forêt tropicale.

 

 

Je suis resté chez Russel pendant 20 jours. Cette fois ce n'est pas l'échange avec les hôtes qui m'a le plus marqué mais c'est le temps passé avec les deux italiennes qui sont venues travailler avec moi une semaine chacune. Ce fût une superbe opportunité pour nous de passer ce séjour dans la forêt tropicale vivant et travaillant à notre rythme comme si ce lieu nous appartenait.

 

 

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